Damien Deroubaix


(Né à Lille en 1972 – Vit et travaille à Berlin)

 

Damien Deroubaix associe des références de l’histoire de l’art (Dada, Francis Bacon, John Heartfield…) à l’esthétique "trash" et l’idéologie politique de gauche de certains groupes de deathmetal ou de grindcore (Napalm Death, Nasum).
Volontiers expressionniste, sa peinture est faite de figures monstrueuses et d’emprunts graphiques et textuels aux cultures musicales citées.
Il utilise l’aquarelle pour ce qu’elle a de plus liquide, tâchant le papier et laissant couler la couleur comme des humeurs malsaines.
Il s’attaque aux images de notre société avec les nobles médiums de l’histoire de l’art.
Ses aquarelles sont la manifestation de la dissolution du sens dans notre boulimique consommation d’images.
En réinvestissant les images devenues icônes, en les mettant toutes sur le même plan comme dans les flux d’images qui nous traversent, il provoque une collision des signes et des genres et permet à l’image d’entrer en résistance.
Son œuvre est comme un concert de rock, car non seulement tous les éléments à l’œuvre ont eu une tonalité aiguë de résistance mais sont aussi nourris de slogans décapants.
Tonitruant, Damien Deroubaix l’est par sa démarche activiste en peinture mais cette œuvre s’ancre dans un sérieux tragique sans cesse rappelé par les figures animales qui peuplent ou hantent cet univers entaché d’idolâtrie.
Avec l’art de Damien Deroubaix, c’est comme si le postmodernisme avait enfin réussi à accoucher d’un croisement entre le culte de Satan, l’extrême gauche et l’art contemporain.
Damien Deroubaix produit une peinture aux dominantes noires, grises et vertes, habitée par des monstres difformes, des écorchés, des militaires et des billets de banque poussant sur les arbres. Il mêle une sorte de vivacité gestuelle expressionniste avec l’esthétique des collages punk.

 


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